La programmation du prochain festival Fantastic’Arts de Gérardmer, qui se tiendra du 28 janvier au 1er février, est désormais officielle. Joie ! Le président du jury n’est autre que Jaume Balaguero, qui nous a collé quelques bonnes trouilles avec son Rec sorti l’année dernière.
Autre bonne surprise, la sélection semble marquer un penchant pour le film d’horreur à l’ancienne. Sans plus attendre, un petit aperçu des 9 films en compétition officielle cette année. Pitch tiré d’Allociné.
Deadgirl (USA), réalisé par Gadi Harel et Marcel Sarmiento.
« Deux lycéens décident de sécher les cours et se retrouvent dans un hôpital voisin désaffecté. Ils font sur place une macabre découverte : le corps dénudé d’une jeune femme enchaînée à une table et recouverte de plastique. »
Pour la faire courte, le dernier film de Marcel Sarmiento parlait de l’histoire d’un type qui s’éprend du chien de sa copine. Ca donne le ton. A quoi s’attendre donc, avec un pitch comme celui-ci ? Probablement à une comédie bien sombre… Reste que ce film bénéficie d’une bonne réputation depuis ses premières projections en festival lors du dernier trimestre 2008. Je me suis même laissé dire qu’il fournissait “une réflexion très intéressante sur les recoins de l’âme humaine”. Mmmouaip. Attendons de voir.
Grace (USA), réalisé par Paul Solet
« Madeline Matheson, enceinte de huit mois, est déterminée à accoucher naturellement. Suite à un grave accident, le bébé qu’elle porte meurt dans son ventre. Néanmoins, elle décide de mener sa grossesse à terme. Après l’accouchement, le bébé revient miraculeusement à la vie… »
Ajoutons que le bébé semble désormais préférer l’hémoglobine au lait maternel. Voilà qui donne le ton de ce film dont on n’attend pas forcément grand-chose, sinon une grosse dose de mauvais goût gorasse.
Hansel & Gretel (Corée du Sud), réalisé par Kim Phil-Sung
« Sur une route de campagne, Eun-soo est victime d’un accident de voiture, perd connaissance et se réveille perdu dans la forêt. Il y rencontre une mystérieuse jeune fille qui l’entraîne dans une maison digne d’un conte de fée, couverte de fleurs et de dentelles. Mais très vite, Eun-soo n’est plus l’hôte, mais le prisonnier de la jeune fille et de ses frère et soeurs qui ne vieillissent jamais. Eun-soo croit découvrir un moyen de s’enfuir en découvrant un très vieux livre de contes, mais la réalité dépasse la fiction, et ce qu’il lit dans ce livre n’est rien d’autre que ce qu’il est en train de vivre… »
Enfin, les choses sérieuses ! Hansel & Gretel est signé par le réalisateur du très barré The Host, petite bombe sortie fin 2006. L’idée est tentante : un conte occidental traité sur le mode de l’horreur, voici un film qu’on espère bien déjanté et aussi drôle que son prédécesseur. Et d’après les premiers commentaires, on ne devrait pas être déçu par ce voyage décrit par certains spectateurs comme un véritable trip sous acide. L’affiche annonce la couleur.
Manhunt (Norvège), réalisé par Patrik Syversen

« Eté 1974. Quatre amis partent pour un week-end de détente dans les bois. En chemin, ils sont attaqués par des hommes armés qui les assomment un par un. Ils se réveillent esseulés en plein coeur de la forêt et entendent le son d’un cor de chasse… »
On peut nourrir de beaux espoirs à la vue d’une photographie aussi soignée. Le pitch étant aussi prometteur que casse-gueule si le scénario n’est pas à la hauteur, la prudence est de mise… n’empêche, j’attends Manhunt avec impatience en priant pour qu’il ne se révèle pas comme un énième torture flick bas du front. La rumeur le présente toutefois comme un sérieux client, sans concession dans sa représentation des souffrances des héros. Bigre. A priori, bientôt chroniqué sur ce site.
Morse (Suède), réalisé par Tomas Alfredson

« Oskar est un adolescent fragile et marginal, totalement livré à lui-même et martyrisé par les garçons de sa classe. Pour tromper son ennui, il se réfugie au fond de la cour enneigée de son immeuble, et imagine des scènes de vengeance. Quand Eli s’installe avec son père sur le même pallier que lui, Oskar trouve enfin quelqu’un avec qui se lier d’amitié. Ne sortant que la nuit, et en t-shirt malgré le froid glacial, la jeune fille ne manque pas de l’intriguer… et son arrivée dans cette banlieue de Stockolm coïncide avec une série de morts sanglantes et de disparitions mystérieuses.
Il n’en faut pas plus à Oskar pour comprendre : Eli est un vampire. Leur complicité n’en pâtira pas, au contraire… »
Sans commentaire, voir la chronique dédiée sur ce blog. Cours public, cours.
Sauna (Finlande), réalisé par Antti-Jussi Annila
« 1595 : la guerre russo-finlandaise vient de se terminer. Deux frères finlandais font partie d’une commission qui a pour but de délimiter de nouvelles frontières. En chemin, ils sont responsables de la mort atroce d’une jeune russe. Un des frères, rongé par le remords, est hanté par le fantôme de la jeune fille. La commission décide de faire une halte dans un village situé dans un marais. »
On assistera ensuite à une lente plongée vers la folie des protagonistes. Mais dites-moi, je ne rêve pas… ça a l’air joli comme tout ? Pour une fois, le scénario fait un bel effort d’originalité ? Le film a fait l’unanimité au dernier festival de Stitges ?
Moi veux, moi veux ! Malheureusement, toujours pas de date de sortie annoncée.
Splinter (USA), réalisé par Toby Wilkins
« Pris au piège dans une station service par un parasite qui transforme ses hôtes en d’horribles créatures épineuses, un jeune couple et un prisonnier en cavale doivent trouver un terrain d’entente pour échapper à une mort atroce… »
Premier film pour Toby Wilkins, dont les courts-métrages ont attiré l’attention de Monsieur Sam Raimi himself. Le résultat s’annonce bien gore et rythmé. Reste, d’après la bande-annonce disponible, une caméra un brin gigoteuse qui ne laisse pas augurer d’une réalisation éblouissante. Les photos disponibles sur le Net indiquent en tout cas que le budget ketchup a bien été pris en considération.
The Burrowers (USA), réalisé par J.T. Petty
« En 1879, dans une région déserte et dénudée des Badlands, des fermiers et une troupe militaire s’associent et partent à la recherche d’une famille disparue. Suspectant en premier lieu les indiens d’avoir enlevé cette famille, ils vont découvrir quelque chose de plus terrifiant et de pas tout à fait humain… »
Je suis curieux de voir le résultat, ne serait-ce que pour l’intention de mêler western et grosses créatures zombiesques. L’expérience pousse en tout cas à une curiosité bienveillante, en attendant d’y jeter un oeil. Diffusé en ouverture du festival.
The Midnight Meat Train (USA), réalisé par Ryuhei Kitamura
« Leon Kaufman, un brillant jeune photographe spécialisé dans la vie de New-York by night, est repéré par la propriétaire d’une galerie d’art (Brooke Shields) qui lui promet d’exposer ses travaux. Seule condition, Leon doit lui rapporter des clichés dévoilant les aspects les plus sombres et les plus déviants de la ville. Epaulé par sa fiancée Maya (Leslie Biggs), il se met donc à fréquenter les lieux les plus sordides afin de saisir ce qui s’y passe sur le vif et trouve enfin le sujet rêvé : les meurtres commis dans le métro la nuit par un serial-killer surnommé Mahogany (Vinnie Jones), qui massacre ses victimes avec une cruauté inimaginable. Leon décide de lui coller au train, mais réalise trop tard que les souterrains de la ville n’abritent pas seulement le tueur, mais bien pire encore… » (mad-movies.com)
Clive Barker à la production, voilà qui attire forcément l’attention avec ce scénario qui semble prétexte à une belle débauche de barbaque. Et de fait, on nous promet un serial-killer incroyablement bourrin – Vinniiiiiiiiie ! – et une violence encore plus marquée que celle de Hostel et Saw. Rien que ça…
Voici pour la sélection officielle en compétition, particulièrement alléchante cette année. La semaine prochaine, un point sur les impressions récoltées auprès des participants à ce festival, pour un bilan des bonnes surprises, des confirmations et des inévitables gros flops. Celui-ci inclura cette fois-ci les oeuvres présentées hors-compétition. Le style des films chroniqués sur ce blog évoluera rapidement, mais cette actu bien chaude passe pour l’instant avant le reste.